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Actualité Galerie Négatif + Publié le 5 juin 2017

La Galerie Négatif + accueille Pascal Nivelet

Pour sa première exposition, Pascal Nivelet nous invite à une errance géométrique dans des paysages urbains : perspectives monochromes et compositions vertigineuses, son travail nous dévoile un autre façon de voir nos villes – et plus encore. Une recherche à découvrir.

 

Négatif + : Pouvez-vous nous présenter rapidement votre parcours ? 

J’ai réellement débuté la photo lors de mes études à l’école Estienne (Ecole Supérieure des Arts et Industries Graphiques) mais je me souviens de mon premier appareil, je devais avoir 12 ans, un Instamatic Kodak…

Durant 4 ans dans la filière graphique, ce dont je me souviens tout particulièrement ce sont ces nuits entières passées devant mon agrandisseur et de ma chambre qui me servait de labo éphémère…

Depuis, j’ai toujours gardé un appareil photo tout près de moi, ou pas très loin.

Je travaille chez Fujifilm (partie Arts Graphiques) depuis plus de vingt ans, au sein d’un département commercial, hors développement photo, mais forcément le lien et l’attachement avec l’image ne sont pas anodins.

  

Mon lien avec la photographie commence par la phase de la recherche, pouvoir découvrir un site, un bâtiment, le saillant d’un ouvrage tôt le matin ou tout simplement l’angle précis d’un mur, le mouvement d’une clôture avec son reflet le soir ou l’irisation métallique d’un escalier en fin d’après-midi. Je suis en fait dans la découverte, à la recherche d’inspiration de lieux, de mouvements, de formes.

Nul ne peut savoir la restitution exacte d’un cliché. En revanche on peut aisément savoir ce qu'il dégage à partir de la combinaison de différents paramètres comme l’impact de la lumière sur le visuel, la technique du boitier, la dextérité et, quelquefois, si on est chanceux, la force de l’instinct.

Car une image évoque l’insaisissable, l’impulsion immédiate, l’ultime moment de la perception intuitive. 

 

Négatif + : Y a-t’il eu un moment particulier qui a inscrit la pratique photographique dans votre existence ?

Mes premières émotions photographiques en noir et blanc sont datées de ces années étudiantes où nous étions une bande de potes passionnés qui allions faire des photos au cimetière Montparnasse, par exemple.

Tout l'argent gagné avec nos  jobs d’été passait dans l'achat de matériel, et nous achetions nos films au mètre…

Par la suite un long voyage en Afrique (Sénégal, Mali et Niger) m’a donné envie d’aller découvrir d’autres horizons, et m’a permis d’assouvir ma passion pour l’image en couleur cette fois-ci…

J’y reviendrai certainement prochainement…

 

Négatif + : Pourquoi l’architecture ? Comment choisissez-vous les lieux que vous prenez en images ? 

Je ne qualifierais pas mes images d’architecturales, même s’il est vrai qu’elles sont plutôt urbaines.

Je suis "habité" par les lignes et une forme de géométrie mais j’aime que les gens qui regardent mes images puissent aller au-delà de cette première vision. Il y a une seconde lecture, que chacun peut s’approprier selon sa sensibilité.

Pour ma part j’aime les images qui ne sont pas « fermées » et ou l’œil peut s’évader à l'infini.

Au fil de ma vie quotidienne, de mes déplacements et de mes rencontres, mes futures images s’imposent naturellement à mes yeux… je fais donc souvent des repérages avec mon iPhone avant d’y revenir…

 

Négatif + : Abordez-vous les paysages urbains et de nature de la même façon ? 

Aujourd’hui je ne suis pas forcément très à l’aise avec les paysages naturels, comme si j’avais besoin des limites urbaines dans lesquelles, paradoxalement, je vais chercher une sortie…

Peut-être parce que j’ai toujours vécu en ville, j’y trouve mon chemin photographique, naturellement et de façon instantanée… De plus, il me semble que la photographie est une représentation directe ou indirecte de la réalité, ce sont des yeux mécaniques qui peuvent aller où l’imaginaire peut transporter. 

 

Négatif + : Comment avez-vous pensé l’accrochage de votre exposition ?

Repérages présente un ensemble de photos urbaines en noir et blanc, quelques mégapoles, comme Lyon, Marseille ou encore la banlieue parisienne, territoire où je demeure.

On y retrouvera cette ambiance souvent un peu sombre, constituée de matières brutes et toujours une certaine géographie des lignes.

Sera présente également une série en couleur réalisée l’année dernière lors d’un voyage à Cuba, l’introduction de ces images de couleurs venant rompre l’unité monochrome et forcer une individualisation.

Pour ma première exposition, j’ai souhaité montrer une palette un peu plus large de mon travail.

J’ai des projets pour d’autres séries en Noir et Blanc, en intégrant des thématiques pour mieux orchestrer mon travail.

 

Négatif + : La dernière exposition qui vous ait ému ?

Salgado à la MEP et Eli Lotar au Jeu de Paume.

J’ai aussi, depuis mes jeunes années, une admiration particulière pour Jean-Loup Sieff et Ansel Adams.

 

Négatif + : Votre meilleur souvenir de prise de vue ?

La prochaine…

 

 

Pascal Nivelet
Galerie Négatif +, 104 rue La Fayette, 75010 Paris
Du 7 au 12 juin 2017, vernissages les jeudi 8 et vendredi 9 à partir de 18 h

 

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