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Photo argentique Publié le 30 septembre 2016

Scanner vos films : quelle option choisir ?

Vous l'avez surement constaté : le tarif des numérisations varie de façon surprenante selon les paramètres proposés, et surtout entre les scans dit Haute Définition et ceux dits d'archivage. Pourquoi une telle différence, et quelle option réellement à vos besoins ? Que ce soit pour vos diapos, vos négatifs en 24×36 mm ou vos films 120, voici quelques pistes pour s'y retrouver…

 

Scan de negatifs et diapositives

 

Scans de lecture ou d'archivage (films 120 et 135)
 

hs1800 copieC'est la première option, la moins chère et la plus rapide. Si vous avez besoin de savoir ce qu'il y a sur vos films, de traiter de grandes quantités de vues avant de faire votre choix ou simplement de préparer un diaporama sur votre écran, alors c'est ce qu'il vous faut… En labo, elles sont couramment faites sur des tables Fuji (SP 3000 dans notre laboratoire) ou Noritsu (S 2 ou HS 1800, ci-contre), et deux résolutions vous sont souvent proposées (6 ou 18 Mo pour les films 135 et 15 ou 60 Mo pour les films 120). C'est suffisant pour des tirages courants (jusqu'au 20×30 comme nous l'avons déjà vu ici), mais là où la différence avec un scan Haute Définition se fait réellement sentir, c'est sur le traitement des fichiers : soit il est absent (il n'y a pas, par exemple, de dépoussiérage informatique sur les films noir et blancs), soit il est en grande partie automatisé. Sur les films couleur, le dépoussiérage et le calibrage des couleurs peuvent ainsi parfois donner des résultats trop flatteurs ou un peu… poussés !

Il est aussi à noter que les numérisations d'archivage sont toujours livrées, pour un souci de poids, au format .jpg, à la différence des scans HD (livrés en .tif) – ce qui peut poser problème si vos images ont des dégradés très doux. De même, les scans d'archivage sont en mode sRGB, tandis que les scans HD sont en Adobe 98, avec un gamut plus étendu.

 

Les Scans Haute Définition
 

Qu'est-ce qui change donc quand on passe à la HD ? La résolution, bien entendu, qui peut être bien supérieure (on peut monter jusqu'à 300 Mo par fichier), mais aussi le traitement des images, qui est effectué par un opérateur. C'est ce qui fait tout l'intérêt de ce genre de travaux et explique le temps passé sur vos films – et les tarifs qui en découlent ! Dans tous les cas, la HD est recommandée lorsque vous avez besoin de préparer des tirages d'exposition ou des images en vue de publications diverses, auquel cas elle est même incontournable.

Chaque film, avant d'être numérisé, est nettoyé avec un chiffon antistatique. Puis le dépoussiérage final se fait directement dans Photoshop, grain par grain. De même pour la colorimétrie : les sorties de scan sont faites pour être les plus 'neutres' possibles, sans recalibration, afin de laisser la plus grande souplesse en post-production. Il est cependant possible, si vous fournissez un étalon, que votre laboratoire anticipe vos réglages et vous fasse gagner un peu de temps…
 

shutterstock_181493345 copie shutterstock_181493345


Le scan brut, à gauche, est volontairement très neutre, afin de permettre une grande variété de retouches ; à droite, l'opérateur a remonté les niveaux pour atteindre une chromie 'standard'.
 

hasselblad-flextight-x5-1En général vous pouvez donc choisir entre deux options : un scan brut, où votre fichier vous sera livré avec un dépoussiérage rapide et sans retouche chromatique, et un scan retouché, avec un dépoussiérage complet et des niveaux remis à plat ou accordés à vos références. Si vous êtes rompu aux arcanes de Photoshop, la première solution sera la bonne…

Pour ce qui est des formats de films, le scanner Flextight X5 d'Hasselblad / Imacon, devenu le standard des numérisations professionnelles, permet de numériser du film 135 jusqu'au 4×5 inches. Par contre, son mécanisme semi-rotatif ne lui permet pas d’accepter des supports rigides, comme les plaques de verre par exemple : d'autres scanners, comme le CREO IQ Smart, qui dispose d'une surface de numérisation plate, seront alors utilisés.

Ces scanners, et notammment le Flextight X5, ont une sensibilité remarquable dans les zones denses ou très claires, une grande précision des tons et un très bon piqué – autant d'arguments qui les rendent indispensables si vous êtes un peu exigeant…

 

La preuve en images…


Les sans d’archivage, en colonne de gauche, ont été faits sur une table Noritsu, avec un réglage automatique des contrastes et des couleurs. A droite, des scans HD des mêmes images sur Flextight X5, corrigés : le rendu est beaucoup plus neutre et précis. On peut aussi remarquer que les images sont moins rognées en HD : les tables Noritsu peuvent 'manger' 2 à 3 % du format total.
 

Scans d'archivage

Scans HD corrigés

 

F1000033 Untitled24

 

Noritsu Imakon

 

Noritsu

Imacon

 

 

Quelle résolution pour vos images ?
 

La vraie question est de savoir de quelle taille d'impression vous avez besoin : pour cela nous vous renvoyons à notre précédent article sur les tailles d'impression !

Il est cependant intéressant de noter qu'il est inutile de pousser cette résolution trop loin : sur un film 135, à partir de 120 Mo pour une vue, le piqué obtenu sera supérieur au grain de la pellicule… Les scans de 300 Mo sont donc à réserver aux films 120 et plus grands.

 

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