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En photo Publié le 23 juin 2015

Pourquoi choisir un hybride et de préférence un Fuji X-E2

 

Photographier libre et léger

On peut dire qu’il y a deux types de photographies, la photo professionnelle de commande qui fait avant tout appel à l’efficacité : la meilleure image possible dans un temps et des conditions imposées, et la photo d’auteur qui repose sur la liberté et la créativité.
 

C’est dans cette dernière catégorie que le choix d’un hybride est intéressant. Il a tout d’un appareil professionnel, mais n’est pas réflex, donc plus compact, léger et astucieux. Un appareil qui sait se faire oublier pour laisser l’œil diriger et les sensations s’imposer.

Une fois qu’on a choisi le concept de l’hybride, plutôt que le compact ou le bridge qui interdit le changement d’objectifs et n'est pas destiné à représenter l’excellence d’une marque, il reste à comparer et à se décider sur un modèle. Ce qui n’est pas le plus simple car si l’on se fie aux essais publiés dans la presse spécialisée, tous semblent excellents. On ne critique pas impunément les grands noms de la photographie. Et je ne ferai pas autrement dans cet article, me contentant d’encenser le modèle que j’ai acquis de mes deniers, que j’utilise et qui me comble d’aise et de réussite. Le FUJI X-E2.

Toutes les grandes marques communiquent aujourd’hui sur le secteur de l'hybride et proposent le boîtier rêvé : compact, au menu complet et sophistiqué, doté d’un capteur et d’objectifs issus des dernières technologies. Des plus petits, dotés d’un micro capteur 1“ comme les Nikon One ou d’un capteur 4/3 tels les Lumix GM1 ou GX7, aux plus luxueux et intemporels que sont les Leica M numériques, équipés d’un capteur plein format, chacun y va de ses superlatifs et les prix se diversifient de 400 à 10 000 Euros !
 

Les performances du fameux capteur X Tans II


Dans cette offre pléthorique, le Fuji X-E2 a tout pour séduire : d’abord le capteur X Trans II CMOS au format APS-C, la taille de capteur la mieux appropriée à l'hybride, conjuguant le grand format indissociable de la qualité et un gain de compacité suffisant par rapport à ce que peut autoriser un plein format. Sa résolution de 16,3 millions de pixels supporte la comparaison avec les stars du monde des reflex plein format, jusqu’à l’édition en double page magazine. Large écran de 3“ très lumineux, nouveau module autofocus ultra performant même en pénombre, double assistance à la mise au point avec le focus peaking et le digital split image qui agit comme un stigmomètre, rafale à 7 images/seconde, Wifi implémenté, déroulement des menus intuitif, résultats très corrects jusqu’à 6400 ISO, …, il ne lui manque qu'un viseur optique comme sur le X-Pro 1 ou le X-100S, mais on perdrait en compacité, l’autre atout du X-E2 étant son équilibre parfait entre taille, poids et ergonomie.

 

Un boîtier qui a de l’allure, solide et esthétique


Au-delà du capteur qui est vraiment parmi les meilleurs, je n’ai pas choisi le X-E2 pour ces seules qualités techniques. On doit se sentir bien avec son appareil, à l’œil et au toucher, l’avoir bien en main, léger mais pas trop, petit mais ergonomique, retrouver aussi nos automatismes de réglages. Au X-E2 il ne manque que le levier d’armement, on retrouve le barillet des vitesses sur le dessus comme sur les boîtiers argentiques, le correcteur d’exposition juste à côté. En mode manuel, on tourne physiquement la bague des vitesses sur le boîtier et celle des diaphragmes sur l’objectif, pas besoin de plus pour mettre à profit les qualités du capteur et privilégier la créativité. En lui ajoutant la poignée grip, le boîtier se cale idéalement dans la main et pour parfaire les sensations et le « piqué » on peut utiliser ses anciennes optiques leitz qui sont parfaitement prises en charge, ce qui n’est pas forcément le cas de la concurrence. Et puis le choix d’un appareil, c’est aussi une histoire personnelle avec la marque, un accompagnement mutuel.

 

L’expérience Fuji


Mon premier Fuji était un Fuji 6 x 9, sorte de gros Leica M délivrant des clichés argentiques 6 x 9 cm d’une étonnante qualité, puis il y eut le Fuji 645GS, un formidable moyen format à focale fixe et visée télémétrique, ultra compact et léger, doté d’un 60 mm. C’était le moyen format idéal pour le reportage. Et enfin, apothéose, le Fuji 617, appareil panoramique utilisable à main levée, produisant des images argentiques de format 6 x 17 cm qui m’a suivi sur le barrage des trois gorges en Chine. Pour moi la saga Fuji se poursuit aujourd’hui avec le X-E2, mais j'attends avec impatience le X-Pro II qui a l'avantage du viseur optique et qui selon les rumeurs sera aussi un APS-C, donc compact, et non un plein format comme c'était initialement envisagé pour rivaliser avec les Leica M.


 

Niels Sidsel

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